Histoire de la Thaïlande (1/2)

Les récentes découvertes archéologiques aux alentours du hameau de Ban Chiang, attestent que le nord-est de la Thaïlande comptait des foyers de civilisation depuis au moins 5600 ans, dès l'âge de bronze. Mais cette période est encore mystérieuse et c’est beaucoup plus tard que commence l'histoire de la Thaïlande.

 

Le peuple T’ai (un terme qui désigne tous les peuples de culture t’ai et qui comprennent les Thaïlandais bien sûr, les laotiens mais aussi des populations des hauts plateaux et des régions montagneuses de l’asie du Sud-Est continentale comme les Thai Dam, les Thai Deng, les Thai Khao, etc.) est originaire de la Chine occidentale, plus exactement du sud de Yangzi.


Au VIII e siècle de notre ère, les T’ai gagnèrent les hautes vallées du Yunnan où ils fondèrent le royaume de Nan Chao (Nanzhao).

 

Les T’ai étaient alors connus des Chinois, des Chams et des Khmers sous le nom de Siamois (Sayam). Durant cette longue période, le Nord montagneux de la Thaïlande actuelle était soumis à une principauté Môns dont la capitale était Lamphun. La vallée de la Ménam Chaophraya dépendait du royaume môn de Dvaravati. Ce dernier connut aux VI e et VII e siècles apr. J.-C., une ère de prospérité qui lui permit d'exercer une véritable tutelle sur les provinces périphériques.


Au 8éme siècle de notre ère, les T’ai ont commencé à émigrer en direction du sud jusqu'au Cambodge et en Malaisie. S’adaptant aux civilisations môn et dvaravati largement indianisées, ils adoptèrent la religion bouddhiste.

 

À partir du IX e siècle, les Khmers du Cambodge imposent leur domination sur la région de la Ménam Chaophraya, dont la conquête est achevée fin du XII e siècle par le roi Jayavarman. A la même époque, le peuple t’ai descendant le long des grands fleuves à partir du Yunnan, s'installe progressivement dans la région. Après la mort de Jayavarman (1238), deux princes T’ai s'emparent de la frange nord du bassin de la Ménam Chaophraya, où ils fondent le royaume de Sukhothaï - dont le nom signifie "l'aube du bonheur" ou (Sukhô daya en pâli) signifie « l'aube de la félicité », le premier royaume T’ai indépendant proclamé en 1238, fut le premier Etat organisé de l'histoire des T’ai. L'ère de Sukhôthaï est marquée par l'adoption du bouddhisme theravâda.

 

La conquête du Yunnan en 1253, qui fut annexée à la Chine, accéléra la migration des T’ai vers le sud et leur installation dans le nouveau royaume et dans de petites cités états au Lanna et à Phayao.


Dès la fin du 12éme siècle, les T’ai avaient constitué une entité politique, le Siam.


L'histoire Du Siam tient en trois noms, trois capitales, trois époques : Sukhôthaï, Ayutthaya et Bangkok.

 

SUKHÔTHAÏ (1238 - 1438)

 

Le premier grand roi du Sukhothai, Rama Khamhaeng, s'empara des possessions khmères du Laos et progressa vers le sud-ouest, jusqu'à Petchaburi ; en 1294, il conquit le nord de la péninsule malaise.

 

Imitant les structures sociales et militaires mongoles, les T’ai mirent un terme à l'hégémonie khmère sur le Sud-Est asiatique, mais, faisant une nouvelle fois la preuve de leur génie de l'adaptation, ils adoptent la brillante culture des vaincus. Ainsi, c'est durant l'époque de Sukhothai que le bouddhisme théravada devint la religion prédominante et que l'on vit apparaître les premières manifestations de l'art T’ai dans les domaines de la peinture, de la sculpture, de l'architecture et de la littérature. C'est aussi à cette époque, précisément en 1282, que Rama Khamheng fit graver une stèle commémorant les hauts faits de son règne et la splendeur de son royaume, et pour ce faire " inventa " les caractères d’une écriture originale, s’inspirant de l'écriture khmère : " Et ces caractères d'écriture existent parce que le roi les a inventés dans son cœur. " Date mémorable, victoire de la culture et de l'expression nationale.


L'autorité de Sukhôthaï s'étendait jusqu'à Luang Prabang et Vientiane au Laos et Pego en Birmanie.
A la mort du Roi le royaume éclatait en plusieurs Etats : au sud, une autre capitale d’une autre principauté t’ai, Ayutthaya, attendait déjà son heure.

 

Dynastie Phra-ruang, fondée à Sukhothai en 1238.

Po-Khun sri-Indrathit 1238-1257

Po-khun Ban Muang1257-1279

Po-Khun Ramkhamhaeng1279-1317

Phaya Loetai 1317-1345

Phaya Ngua-namthom1345-1347

Pra Maha thammaraja Ier (Li-Thai) 1347-1374

Pra Maha thammaraja II 1374-1399

Pra Maha thammaraja III (Sai-Lu-thai)1399-1419

Pra Maha Thammaraja IV (Borommapal)1419-1438

Sukhothai est annexé par Ayutthaya en 1438

 

AYUTTHAYA (1350 - 1767)

 

En 1350, un prince du Sud, Ramadhipati (1350/1369) fondit une nouvelle dynastie et installa sa capitale sur une île du Ménam, d'Ayutthaya. En 1431, les T’ai s'emparent de la capitale des Khmers, Angkor, dont ils réduisent les habitants en esclavage. Ils assimilèrent les traditions de Sukhôthaï et celles de l'empire Khmers et l'autorité royale adoptait la conception hindouisme du « Dieu-roi » telle qu'elle avait prévalu chez les souverains Khmers..

C'est à cette époque que débuta le déclin de la puissance de Sukhothai au point de devenir vassal d'Ayutthaya en 1438. Seule la principauté t’ai montagneuse de Chiangmai opposa une forte résistance, et manifesta des velléités d'indépendance jusqu'en 1595.

 

Boroma Trailokanat (1448 – 1488), un de ses successeurs, mettait en place des structures administratives et politiques dont certaines durèrent jusqu'au 19éme siècle.
Sur le plan artistique et culturel, la période d'Ayutthaya est considérée comme une sorte d'âge d'or : architecture, sculpture, peinture, poésie expriment une civilisation raffinée.


Ayutthaya était une ville étonnante par sa dimension (de 500.000 à 1 million d'habitants) par son organisation et son caractère cosmopolite : elle abritait des milliers d'étrangers, portugais, français, hollandais, anglais, japonais, chinois. Son animation était comparable à celle de Paris aux 16 ème et 17 ème siècles.

C'est le début de l'ouverture sur l'Occident mais aussi des innombrables conflits avec son voisin du nord-ouest, la Birmanie.

 

Ainsi, au XVI e siècle, les rois d'Ayutthaya doivent faire face au danger birman. Lors d'un de leurs raids, les Birmans, conduits par le roi Bayin Naung (1551/1581) en 1569 s'emparent d'Ayutthaya, imposant leur autorité sur le bassin de la Ménam Chaophraya pendant une quinzaine d'années. Cependant, le roi Naresuen (1590/1605) restaure l'indépendance et l'unité du royaume, qu'il réussit à pacifier, depuis les provinces du Nord jusqu'au Cambodge, dont il prend la capitale, Lovêk, en 1594.

 

Dès le XVI e siècle, le pays est reconnu par les Européens, et Naresuen leur ouvre le royaume. Au XVII e siècle, le Siam constitue une grande puissance orientale, dont les ambassadeurs partent en mission jusqu'à Versailles (1684). Le roi du Siam accorde alors des comptoirs commerciaux aux Français, aux Anglais et aux Hollandais. ").


A son tour, Louis XIV envoyait en 1685 deux vaisseaux avec le chevalier de Chaumont et l'abbé de Choisy (la traversée durait 6 mois et 20 jours pour arriver au Siam). Le Premier ministre du roi Naraï (1656 – 1688), un aventurier grec, du nom de Constance Phaulcon, avait résolut de faire du Siam, une colonie pour Louis XIV, mais les dignitaires en avaient assez de voir leur roi sous l'influence de Phaulcon et des étrangers. En 1688 le roi perdait son trône et Phaulcon la vie. Tous les européens, français en tête, étaient boutés hors du Siam. C'était le début d'une xénophobie qui devait durer prés d'un siècle et demi.


Le royaume menait des guerres incessantes contre les Khmers et les Birmans. En 1767 après quatre ans de siège, les troupes Birmanes s'emparaient d'Ayutthaya. La ville était saccagée et brûlée, ses trésors pillés.


Encore une fois les survivants refluaient vers le sud : l'ère de Bangkok était déjà commencée.
La domination Birmane fut de courte durée et prenait fin lors d'un soulèvement t’ai mené par Taksin son défenseur, un métis chinois ayant échappé au massacre avec quelques troupes.

 

Il s'empare de Thonburi au sud, puis écrase à son tour les Birmans cantonnés sur les ruines d'Ayutthaya. Le Général Phya Taksin se proclame roi (1767 –1782) et établit une nouvelle capitale sur l'emplacement d'un petit village appelé Bangkok (nom d'un spécimen d'Olivier appelé aussi « prunier mirobolant ».

 

Les rois du Royaume d'Ayutthaya.

Ramthibodi Ier U-thong 1350-1369

Ramesuan 1369-1370

Borommoraja Ier 1370-1388

Pra jao thonglan1388

Ramesuan <deuxième reigne> 1388-1395

Ramarajathirat 1395-1409

Indraraja 1409-1424

Borommoraja II 1424-1448

Borommaratrailokkanat 1448-1488

Borommoraja III 1488-1491

Ramathibodi II 1491-1529

Borommoraja IV 1529-1533

Pra Ratthathirat 1533-1534

Pra chairajathirat 1534-1546

Pra Yodfa 1546-1548

Pra Maha chakraphat 1548-1568

Pra Mahintharathirat 1568-1569

La Birmanie conquiert Ayutthaya en 1569 et devient son suzerain.

Pra Maha-thammarajathirat 1569-1590

Pra Naresuan 1590-1605

Le royaume Ayutthaya redevient indépendant en 1584

Pra Ekathotsarot1605-1610

Pra Srichaowaphak 1610-1611

Pra Chao songtham 1611-1628

Pra Jetthathirat 1628-1629

Pra athittayawong 1629

Pra chao Prasat Tong 1629-1656

Chao Fa Jai 1656

Pra Srisuthammaraja 1656

Pra Narai 1656-1688

Pra Phéthraja 1688-1703

Pra chao Sua 1703-1708

Pra Chao Tai Sa 1708-1732

Borommoraja V (Borommakhot) 1732-1758

Pra Chao Utumphon 1758

Pra Chao Ekathat 1758-1767

La Birmanie conquiert et détruit Ayutthaya en 1767

BANGKOK

 

Le Roi du Royaume de Thonburi. Taskin 1767 – 1782

 

En 1769, les Siamois retrouvaient un roi et une capitale, Thonburi, située face à Bangkok. Le nouveau monarque, Taksin, réunifiait le territoire, récupérant Chiang Maï, Luang Prabang et Vientiane. Il chassait du Siam l'ennemi héréditaire Birman et puis assure sa tutelle sur le Cambodge. Il est assassiné en 1782, au terme d'une révolution de palais.

 

Le Siam devient indépendant en 1767, après 7 mois sous domination birmane.

Chao Phya Chakri un de ses généraux, fut son successeur et fonda la dynastie actuelle des Chakri, en poursuivant l'œuvre de Taksin.

 

SOMDETJ PHRA BOUDDHA YODFA CHULALOKE Râma 1 er (1782 – 1809).

 

On peut considérer que c'est le début de l'histoire de la Thaïlande moderne.

 

Rama I er (1782/1809), Rama II (1809/1824) et Rama III (1824/1851) élargissent considérablement l'assise territoriale de leur puissance, annexant les provinces occidentales du Cambodge et instaurant une suzeraineté partagée sur sa partie orientale avec le Viêt-Nam. En outre, le Siam impose sa tutelle, au sud, aux sultanats malais.


Les trois monarques suivants reconstituaient le patrimoine que les Birmans avaient détruits.
Sous le règne du roi Mongkut (1851 - 1868), la Thaïlande s'ouvrit à l'ère contemporaine.

 

Doté d'un esprit encyclopédique étonnant, Râma IV était passionné d'astronomie et parlait l'anglais, il frappait monnaie (auparavant, on se servait surtout de coquillages) et fut le premier à comprendre le rôle de l'Europe, prenant les mesures nécessaires pour éviter que la Thaïlande ne devienne une colonie. Le Siam entre alors progressivement dans le concert des entités politiques qui commencent à se penser comme des Etats-nations, c’est-à-dire la correspondance entre une population et un territoire délimité par des frontières, un concept jusqu’alors inconnu dans la région dont la vie politique et militaire était structurée par des zones d’influence sur des populations à la définition géographique vague.


L'aîné des 39 fils du roi Mongkut, Chulalongkorn (1868 - 1910) poursuivait dans le même esprit l'œuvre de son père : extension de l'enseignement, abolition de l'esclavage, réforme de l'administration, construction de routes et de voies ferrées. Grâce à l'action de ces deux grands monarques, la Thaïlande a put, à une période critique, capter le meilleur de ce que l'occident lui présentait en évitant le pire et s'enorgueillir d'être le seul pays d'Asie à n'avoir jamais été colonisé politiquement.

 

Les émigrés chinois prennent alors une part active dans l'essor commercial et industriel du Siam. Sur le plan international, les Chakri savent, au cours du XIX e siècle, jouer habilement de la rivalité franco-britannique, faisant admettre aux Européens la nécessité d'un État tampon indépendant entre les possessions coloniales françaises et britanniques.

 

Néanmoins, l'autocratisme de Rama VI (1910 - 1925) et les difficultés économiques sous le règne de Rama VII (1925 - 1935), aboutissent au coup d'État de 1932, qui oblige le roi à accepter une Constitution.

Le fils de Chulalongkorn, Vajiravudh (Râma VI 1910 - 1925), éduqué en Angleterre, rendit l'instruction primaire obligatoire et fondait la première université. Il entrait en guerre aux côtés des alliés et un corps expéditionnaire Thaïlandais était envoyé en France en 1914.


Mal entouré, il ne sut pas enrayer une détérioration de la situation économique qui s'aggravait sous le règne de son frère Prajadhipok (Râma VII 1925 – 1935.) Son règne fut marqué par la propagation des idées démocratiques, ramenées d'Europe par les étudiants, auxquelles s'ajoutent les exigences politiques d'une classe militaire et administrative depuis longtemps européanisée. L'un d'entre eux, Pridi Panomyong joua un rôle important dans le coup d'état qui le 24 juin 1932 mettant fin à la monarchie absolue. C’est aussi avec lui, emprunt d’idées nationalistes importées d’Europe, que le concept d’une nation thaïe s’impose formellement comme un repère servant à lire et interpréter le passé comme le futur du royaume. Les T’ai deviennent les Thaïs.


On promulgua une constitution mais il ne fut jamais question de renverser le roi, symbole sacré de la patrie. Celui-ci perdit ses pouvoirs absolu mais conserve jusqu’à aujourd’hui un rôle d’arbitre qu’il peut exercer grâce au prestige qui émane de sa personne.

 

Cependant, la nouvelle monarchie constitutionnelle n'est pas une véritable démocratie.

En 1938, des militaires et nationalistes, sous l'autorité du général Pibul Songkhram, prennent le pouvoir et installe un pouvoir fort, fondé sur un nationalisme pur et dur. Le roi abdique et cède la place à Ananda Madihol, âgé de 10 ans, frère aine du roi actuel.

 

Pridi Panomyong, ministre de l'intérieur, jugé trop à gauche dut se retirer.

En 1939 le Siam prend le nom de Thaïlande, "Muang Thaï" (Prathet Thaï), pays des hommes libres attestant l'orientation nationaliste du gouvernement de Pibul et entre en guerre aux cotés des Japonais. Il sera l'allié du Japon durant la Seconde Guerre mondiale. La Thaïlande annexe alors une partie de la Malaisie, de la Birmanie et du Cambodge.

 

À l'issue de la Seconde guerre mondiale, la Thaïlande parvient cependant à entretenir de bonnes relations avec le vainqueur américain, grâce à un double retournement. Dans un premier temps, en effet, Pridi Phanomyong, l'un des auteurs du coup d'État de 1932, est rappelé au pouvoir au moment de la défaite japonaise, ce qui permet à la Thaïlande d'échapper au statut de nation ennemie. Alors que le général Pibul Songkram disparaît un moment de la vie publique, la Thaïlande restitue au Cambodge et au Laos les territoires annexés avec l'approbation du Japon.

 

Dès 1946 cependant, la mort inexpliquée, du roi Rama VIII permet à son frère, Rama IX (l'actuel roi de Thaïlande), de monter sur le trône, une instabilité qui favorise le renversement de Pridi Phanomyong, en novembre 1947. Cinq mois plus tard, Pibul Songkhram revient au pouvoir, et mène une politique favorable aux États-Unis dans le contexte de la guerre froide : la Thaïlande participe à la guerre de Corée et fait partie des membres fondateurs de l'Organisation du traité de l'Asie du Sud-Est (OTASE).

Par la suite, plusieurs coups d'état plaçent à la tête du gouvernement des militaires comme le maréchal Sarit Thanarat ou son successeur le Maréchal Thanom Kittikachorn.


Le roi Bhumibol Adulyadej fut couronné en 1950 et bien que monarque constitutionnel, retrouvait grâce à ses qualités personnelles un rôle de médiateur politique auprès des différentes factions.


À l'intérieur, l'autoritarisme de Pibul Songkhram n'empêche cependant pas les révolutions de palais : les coups d'État se succèdent : Pibul Songkhram est renversé en 1957, et on dénombre dix-sept tentatives pendant les cinquante premières années du règne de Rama IX ! Les civils n'accèdent au pouvoir que par intermittence, comme entre 1973 et 1976, 1988 et 1991, ou encore depuis 1995, alors que les émeutes rythment la vie politique du pays. Même pendant les périodes démocratiques, les militaires demeurent très présents dans la vie politique, et composent une partie du Parlement.

 

DE 1932 A 1963 PLAEK PHIBULSONGKHRAM.

 

 

En 1935, le roi PRAJADHIPOK (Râma VII) abdiquait et se retirait en Angleterre. Le cabinet appelait sur le trône son neveu ANANDA MAHIDOL, âgé de 10 ans, qui revenait de suisse où il étudiait.


Le général PLAEK PHIBULSONGKHRAM homme-clé du coup d'état de 1932, tint les rênes du pouvoir.
En 1939, le Siam prenait le nom de THAILANDE.


Plaek Phibulsongkhram pro-japonais, revendiquait comme espace vital la totalité des territoires voisins que son pays avait occupés au cours de son histoire.

 

Il autorisait l'accès du golf du Siam aux Japonais qui occupèrent alors une partie du pays. Ceux-ci entreprenaient de construire une voie de chemin de fer, traversant la Thaïlande jusqu'à la Birmanie occupée par les Anglais. Au cours de la construction du fameux pont de la rivière Kwaï, 40 000 prisonniers périrent dans le camp de Kanchanaburi, prés de la frontière Birmane.


En 1942, Plaek Phibulsongkhram déclarait la guerre aux Etats-Unis et à la Grande Bretagne.
En 1944, il se retirait laissant la place à un groupe de civils démocrates conduit par PRIDI PHANOMYONG, professeur de droit qui avait joué un rôle déterminant lors du coup d'Etat de 1932 et qui soutenu par les Etats-Unis, avait fondé un mouvement de résistance antijaponais.


En 1946, le roi décédait, son frère BHUMIBOL ADULYADEJ, lui succédait.


En 1948, le maréchal PLAEK PHIBULSONGKHRAM, renversait PRIDI PHANOMYONG. Ce nouveau gouvernement adoptait une position anticommuniste refusant de reconnaître la république populaire de Chine et soutenait la politique extérieure de la France en Indochine.


En 1951, le pouvoir repassa aux mains du général SARIT THANARAT. Le maréchal PLAEK gardait le poste de Premier ministre avant d'être exilé par SARIT en 1957. Cette même année, des élections forçaient SARIT à se retirer, mais il revenait en 1958 pour fomenter un nouveau coup d'Etat.


Cette fois-ci il abolissait la Constitution, supprimait le Parlement, interdisait tous les partis politiques et se maintenait au pouvoir jusqu'à sa mort, en 1963.

 

Dynastie Chakri, fondée à Bangkok en 1782.

Rama Ier – Bouddha Yodfa Chulaloke 1782 – 1809

Rama II – Bouddha Loetla Nabhalai 1809 – 1824

Rama III – Phra nang Klao Chaoyuhua 1824 – 1851

Rama IV – Mongkut 1851 – 1868

Rama V – Chulalongkorn 1868 – 1910

Rama VI – Vajriravucdh 1910 – 1925

Rama VII – Prajadhipok 1925 – 1935

Rama VIII – Ananda Mahidol 1935 – 1946

Rama IX – Bhumibol Adulyadej 1946 –

 
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